mardi 2 octobre 2012

Le Bonheur

Je ne suis pas funambule. J'avance pas à pas. Je ne sais rien des jours, je glisse sur un fil, au loin je ne vois pas. Si je regarde en bas c'est le vertige, je ne regarde pas. Je risque à chaque pas et j'avance, docile. À chaque risque le bonheur est là. J'avance vers moi; le bout du fil n'existe pas.
(Philippe Delerm, Fragiles, 2001)

lundi 1 octobre 2012


Je joue au funambule sur un fil de pêche transparent. Solide. Mais dangereusement invisible.

Sur mes épaules, le poids des plaisirs. Au creux du ventre, la force des angoisses. Au bout de mes doigts, l'équilibre de vos sourires.

Et, comme dit Delerm, à chaque pas, j'avance vers moi.

mardi 18 septembre 2012

Quand tant de merveilleuses émotions nous assaillent, que les sentiments débordent, qu'on voudrait révéler l'intégralité de son cœur au monde entier, il reste encore une fois Stephan Eicher pour nous bercer.

mardi 4 septembre 2012

Angleterre, Vancouver, Vietnam ou Nouvelle-Zélande?



Si tout s'écroule ici, que plus rien ne fait de sens, la Souris s'en ira faire un tour ailleurs.
Il n'y a ni fuite, ni abandon. Plutôt le goût de rechercher un nouveau souffle. De retrouver un ancien soi.

Il te faudra peut-être prendre soin de mes chats....

dimanche 26 août 2012

Peu importe le sens profond du verbe aimer, tant que le sentiment est partagé.

vendredi 24 août 2012

Quand il ne te reste que Stephan Eicher et Déjeuner en paix pour extérioriser ta colère.
Quand tu en es réduit à crier ton chagrin et ton épuisement aux murs de ton salon.
Quand dormir ne fonctionne plus.
Quand rêver s'efface.


lundi 20 août 2012

Correspondance retrouvée - extrait


[...] En ce qui concerne les grandes amitiés, elles sont peut-être aussi rares que les jokers dans un jeu de cartes mais elles existent cependant. Seulement le temps peut les authentifier, lui qui contemple calmement toutes nos agitations, nos quêtes qui tendent plus ou moins consciemment vers un même but: la recherche du Bonheur. 
Mais où se trouve-t-il? Comment l'atteindre? Existe-t-il seulement?
Les poètes, les philosophes en proposent différentes visions, cheminements: une mer avec ses écueils, tempêtes, chants des sirènes, Charybde et Scylla... ses naufrages aussi; pour quelle destination?
Je ne connais malheureusement pas les réponses à toutes ces questions et certains se les posent durant toute leur vie. Faut-il voyager, lire, regarder autour de soi, en soi pour le trouver? Parfois nous rencontrons sur notre chemin des êtres qui nous accompagnent, partagent nos affinités, nous enrichissent dans différents domaines, nous soutiennent, nous inspirent, nous apportent cette vitalité nécessaire à toutes les créations, ambitions ou nos désirs de donner le meilleur de nous-même. Selon la voie choisie, la vie avec ses "hasards" (le destin, la providence ou bien Dieu encore selon les points de vues), nos volontés, ces liens se renforcent et deviennent parfois ceux d'une amitié rare ou basculent vers d'autres sentiments.
Le cœur et la raison se doivent de jouer de concert pour découvrir une réponse, l'unique réponse qui convienne. Harmoniser ces deux extrêmes n'est pas une tache aisée. [...]

(P.N., 21 Juillet 1997)